Annuaire equestre Annuaire équestre listé dans la catégorie Soins du cheval : Associations de sauvetage de chevaux
Google

L'arthrose du Cheval

L'arthrose du Cheval


 

L'arthrose touche aussi le cheval, c'est une dégénérescence de l'articulation tout entière. Une articulation est l’interface de 3 éléments au moins : deux os recouverts à leur extrémité et le cartilage qui par sa souplesse assure l’amortissement des chocs, l’ensemble s'articulant l'un par rapport à l'autre. Entre ces 2 os se trouvent la synovie, liquide lubrifiant qui facilite les mouvements, contenue par une membrane synoviale, et entourée par une capsule articulaire. Des ligaments, que l'on dit collatéraux, maintiennent le tout en place.
Le cartilage est formé de cellules, les chondrocytes, et de fibres de collagène. Le collagène est une glycoprotéine de structure très riche en Silicium qui lui donne toutes ses caractéristiques mécaniques . Le collagène constitue le cartilage et assure l'élasticité et la résistance aux chocs alors que les cellules retiennent l'eau, assurent la nutrition et la réparation. Le cartilage cicatrise très lentement lorsqu'il est blessé, et retrouve difficilement ses anciennes propriétés, il ne contient pas de nerfs. Par contre la surface de l'os qui est en contact avec le cartilage est innervée et peut devenir douloureuse si le cartilage n'assure plus son rôle de protection. La synovie, quant à elle, sert d'échangeur entre le cartilage et le corps (apports nutritifs et élimination des déchets) et la lubrification : son constituant essentiel, l’acide hyaluronique est la glycoprotéine corporelle la plus riche en silicium.
L'arthrose peut avoir plusieurs causes, et toutes les articulations sont susceptibles d'être touchées. L'arthrose chez le cheval n'est pas une maladie réservée aux sujets d'un certain âge, au contraire, de jeunes purs-sangs peuvent développer une arthrose surtout au niveau du dos, en réponse à un entraînement intensif et des fautes d’élevage et d’alimentation. Les causes de l'arthrose sont mal connues, mais la maladie prend toujours la même forme. D'abord, il y a dégradation du cartilage, puis inflammation de la membrane synoviale et ensuite remodelage progressif de la surface de l'os. La dégradation du cartilage est le début d'une réaction en chaîne car elle produit des agents qui vont créer une inflammation dans la membrane synoviale, qui à son tour va produire des agents chimiques qui vont dégrader le cartilage... et ainsi de suite. Le traitement médical n'est pas toujours suffisant pour briser ce cercle vicieux.
Il existe 2 types d'arthroses : un primaire et un secondaire.
o l'arthrose primaire : qui s'installe chez les chevaux âgés et dont on ne connaît mal les causes, mais il semblerait que les carence en silicium tiennent un grand rôle.
o l'arthrose secondaire : qui est due à des efforts violents sur une articulation saine ou des efforts normaux demandés à une articulation fragilisée par des carences ou par une mauvaise conformation anatomique (défauts d’aplombs par exemple).Les efforts violents peuvent être de nature variée : surcharges de travail, chocs, entorses, défauts d'aplombs, faiblesses articulaires, travail asymétrique.... Il est difficile de repérer les premiers signes d'une arthrose, on pourra remarquer une raideur en début de travail, une boiterie soudaine ou intermittente, des allures étriquées ou une baisse des performances. Pour connaître les articulations touchées, une radiographie et une échographie seront nécessaires. Des signes extérieurs peuvent toutefois guider le diagnostic : présence de tares dures (éparvins ou formes), dos peu musclé par rapport au corps du cheval. L'inflammation (distension synoviale) est visible sur l'articulation dont les contours sont moins nets (molettes et vessigons, épaississement des tissus).
L'arthrose peut évoluer en comprenant des phases de rémission et des crises aiguës. Lorsque le diagnostic d'arthrose est révélé par radiographie, il est bon de s'assurer qu'il n'existe pas d'autre foyer où la maladie ne se serait pas encore manifestée par des signes visibles. L'échographie peut détecter des inflammations chroniques et des altérations du cartilage même minimes, alors que la radiographie est utilisée sur des arthroses déjà bien avancées. Par contre, la radiographie est plus rapide et permet de réaliser un bilan complet. Les deux techniques sont donc complémentaires. Il n'existe pas de traitements qui pourraient traiter les causes de cette maladie. A l'heure actuelle, il n'existe que des traitements qui limitent la douleur et l'auto-aggravation.
o traitements hygiéniques et préventif : le cheval doit être monté tous les jours sur de bons terrains (carrière de sable) et être longuement échauffé au pas qui est une allure bénéfique. Il ne sera pas trop longé ou mis en liberté. Son alimentation sera surveillée pour lui éviter de prendre du poids (qui pourrait faire souffrir ses articulations malades). Dans le cas d'une arthrose du dos, le galop est conseillé plutôt que le trot, car c'est une allure plus souple. Enfin, les soins après le travail sont importants (douches et bandages). En cas de crise aiguë, une diminution de l'activité est recommandée.
En ce qui concerne les traitements préventifs, ils visent à déceler une déviation des membres chez le poulain et à y remédier (chirurgie, ferrure adaptée, contention). Si le cheval est plus âgé, la ferrure doit être adaptée (plaque de cuir) pour réduire les chocs et favoriser le roulement du pied sur le sol (les fers trop garnis en pince et mamelle seront bannis).
o traitements médicaux : ils ont pour but de réduire la douleur et l'inflammation. Ensuite, ils visent à protéger le cartilage et à assurer sa cicatrisation. Le choix du traitement dépend de l'état du cheval : nombre d'articulations atteintes, intensité de la douleur. Les traitements médicaux sont administrés en cas de crise aiguë, mais ils présentent des inconvénients (toxicité des corticoïdes et des anti inflammatoires, contrôle anti-dopage...). On utilise aussi de plus en plus le Tildren, excellent traitement a faire en perfusion intraveineuse mais solution lourde et onéreuse. C’est pour cela que l’on a de plus en plus recours aux médecines naturelles : phytothérapie (en particulier l’Harpagophytum), chondroïtine et glucosamine (qui sont en fait des silicoproteines !)et surtout le Silicium organique qui est en mesure de reconstituer le cartilage dans la mesure où il n’est pas trop touché
o traitements chirurgicaux : il s'agit des lavages articulaires, et en dernier recours de l'immobilisation articulaire. Les lavages articulaires consistent à infuser l'articulation avec des solutés qui lavent le liquide synovial avec des molécules proches de l’acide hyaluronique de la synovie et limitent la pression dans l'articulation.
Quant à l'immobilisation articulaire (appelée arthrodèse), l'articulation est immobilisée avec des plaques comme pour une fracture. Cette intervention est le dernier recours pour des cas extrêmes.
Comme il n'y a pas de traitement definitif, un cheval atteint d'arthrose se vit au jour le jour, en tenant compte de son état présent. La recherche des mécanismes de l'arthrose chez le cheval est indispensable pour espérer obtenir un traitement efficace. Seule la prévention est aujourd'hui valable pour retarder l'évolution de la maladie. Pour les chevaux destinés à la haute compétition, les traitements préventifs peuvent se révéler inefficaces, mais sur des chevaux destinés à l'élevage, ils peuvent leur donner une chance de vivre normalement.

compteur pour blog

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×