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la dermite estivale

La dermite c'est quoi ?


C'est une dermatose prurigineuse et saisonnière, dorsale ou ventrale, causée par une réaction d'hypersensibilité de type I aux piqûre massives de moustiques, de mouches, moucherons (culicoïdes), un sarcopte (acarien parasite "agent de la gale ") surtout sur les chevaux à peau fine.

Les parties du cheval les plus touchées sont la crinière, la queue, le garrot.

Les lésions occasionnées sont des nodules , parfois couverts d'une croûte fine.

Il faut savoir que le cheval peut faire une allergie qui entraîne alors une dermatose estivale recidivante et que cette affection peut également être conjuguée avec l'onchocercose .

les principaux insectes responsables sont :

Les simulies (Simulium ornatum) et les Certatopogonidés (Culicoides pulicaris)

Ce sont eux qui sont le plus souvent responsables. Les tests intracutanés démontrent que la plupart des chevaux atteints de dermatite estivale sont allergiques aux allergénes des espèces de culicoïdes.

  • C.nubeculosus
    Leur lieu de piqûre se situe sur la croupe, à la base de la queue et surtout le garrot.

  • C.pulicaris
    Piquent sous le ventre (mettre de la vaseline), sur la croupe, la base de la queue, l'encolure et surtout la base de la crinière.

  • C.lupicaris
    Piquent sur la croupe, à la base de la queue, le dessous du ventre, le garrot, et surtout la base de la crinière.

  • C.dewulfi
    Piquent sur la croupe, à la base de la queue, le bas des membres, surtout la base de la crinière et un peu sur l'ensemble du corps.

  • C.obsoletus
    Piquent sur la croupe, à la base de la queue, le bas des membres, surtout la base de la crinière.

  • C.chiopterus
    Piquent sur l'ensemble du corps, mais surtout à la base de la crinière.

  • C.punctatus
    Piquent le dos, les flancs, à la base de la crinière et surtout au garrot.

En régle générale, les fréquentes zones de piqûres se situent à la crinière, le bas des membres, la croupe et la base de la queue.

La mouche araignée ou mouche plate

Elle est tenace est difficile à écarter. Elle affectionne les endroits sensibles comme l'anus, le périné, la face interne des cuisses ...

Pour éviter que les chevaux ne se fassent trop piquer, je leur badigeonne le bas du ventre (fourreau, mamelles) avec de la vaseline. Les moucherons y resteront collés.

Le stomoxe (mouche de bétail)

Elle entraîne la dermite serpigineuse.
Très répandue, elle harcèle les chevaux par les temps orageux.
Sa piqûre peut inoculer les oeufs d'un parasite de l'estomac: les gastérophiles .

Le taon

Comme le moustique, seule la femelle pique pour se nourrir de sang.
La piqûre est douloureuse et la quantité de sang prélevée à chaque fois n'est pas négligeable pour un poulain.
Il peut inoculer le virus de l'anémie infectieuse, tout comme le moustique.

Le moustique

La femelle pique la nuit et, au niveau de chaque piqûre, peut se développer une zone d'oedème prurigineuse.

Guèpe, abeille, frelon

Leurs piqûres sont rares mais ressenties fortement chez le cheval.
La répétition de ces piqûres peut entraîner des troubles généraux et une crise d'urticaire .

Il peut y avoir également des répercussions cardiaques.

les chenilles processionnaires

Par leur poils urticants, elles causent de véritables brûlures au cheval.
Dans l'est de la France, on les trouve sur les sapins et, dans le midi, sur les pins.

Les symptômes

Ils apparaissent au printemps, s'aggravent en été et commencent à disparaître avec l'arrivée de l'automne.
L'année suivante, dans la plupart des cas, les lésions sont de plus en plus graves et peuvent même devenir permanentes chez certains chevaux.

Les lésions commencent par des démangeaisons.
Le cheval se gratte et les zones atteintes sont la région dorsale, la crinière et la queue.
Les poils sont hérissés et la peau montre une inflammation, un prurit, des suintements qui peuvent entraîner une surinfection.
Le cheval, à force de se gratter, peut se blesser.

Le grattage de la queue peut être dû à des acariens et pas spécialement à des vers.

Mais ces symptômes peuvent être confondus avec une dermatophilose, des teignes , des gales et une infestation de poux (phtiriose).

Il faut savoir également qu'il peut exister une prédisposition héréditaire à l'allergie aux Culicoïdes, qui se manifeste le plus souvent vers l'âge de 2/3 ans et bien sur qui s'aggrave avec le temps.

Les traitements

Le diagnostic est difficile à établir car il est basé sur les signes cliniques. Il est donc nécessaire de pratiquer des biopsies cutanées, des tests intradermiques, afin de mettre en évidence la réaction d'hypersensibilité du cheval.
Il est également possible d'utiliser des produits insecticides pour chiens, mais il faut avoir recours à ceux qui ont une action répulsive ou qui tuent avant que l'insecte n'ai piqué. Le Lindane n'est pas la molécule de choix.

Il faut surtout "jouer" sur la prévention:

  • rentrer les chevaux au box
    à condition que ceux-ci isolent le cheval de l'extérieur

  • appliquer des insecticides
    Le véritable problème reste la sudation du cheval qui inhibe les probuits, car les molécules actives sont diluées et éliminées par la sueur.
    C'est malheureusement le pourquoi des nombreuses applications nécessaires dans une journée et l'inefficacité en général de ces produits.

  • éloigner les chevaux d'une source humide (marre, ruisseau)
    Attention aux grands récipients d'eau, du style baignoires ou autres, car c'est un vrai nid pour sites larvaires.
    Il faut les nettoyer très régulièrement tous les 2/3j par temps chaud, lourd et humide.

  • applications de répulsifs
    Ce sont des substances qui irritent et éloignent les insectes, mais leur activité est de courte durée.

    On peut essayer de faire quelques mélanges soi-même avec de l'huile camphrée et de l'essence de citronnelle par exemple (attention aux dilutions des essences, bien les diluer, sinon, il peut y avoir des problèmes allergiques également).
    Le benzoate de benzyle a une bonne efficacité.
    Le Fenvalérate et Perméthrine sont révulsifs et des insecticides également.
    Personnellement, j'utilise : Stomoxine (P.a. perméthrine)

Malheureusement, les traitements ne permettent pas de guérir le cheval. Ils n'apportent qu'une amélioration des lésions.

Les surinfections nécessitent des soins locaux avec des antibiotiques et antiseptiques, mais attention à l'emploi irraisonné de corticoïdes, mieux vaut faire un suivi médical avec un vétérinaire.

  • Si les piqûres semblent provoquer des réactions générales comme de l'abattement, etc ...on peut ajouter dans un barbotage 200 g de bicarbonate de soude et de l'huile de tournesol.

  • Pour les piqûres de guèpes ou autres ..on peut également rajouter 1 litre de café tiède dans un barbotage.

  • Pour calmer le prurit, du vinaigre mélangé à de l'eau (% suivant la sensibilité du cheval), calme bien, ou des préparations à base de menthol, thymol, camphre....

  • Pour la queue, je peigne bien la base et la badigeonne de mercryl pur en faisant bien pénétrer à l'aide du peigne, je renouvelle tous les jours pendant 1 semaine puis j'applique en prévention quelques pulvérisations d'un produit à base de TM et HE, le matin.

On peut essayer un traitement homéopathique :

ledum :12 D 1 cc (V.O.) matin et soir

sulfur :30 D 10 gouttes tous les 3/4 jours

acidum fluoricum :10 gouttes tous les 3/4 jours



Les insectes responsables



Tous les ans, à la période estivale, les mouches sont de retour, plus méchantes (nous trouvons) d'année en année, piquent et sucent nos chevaux de tous côtés.

Les affections cutanées d'origine parasitaire sont caractérisées par un prurit (c'est un symptôme qui amène le cheval à gratter les zones affectées, d'où des lésions cutanées, porte d'entrée d'infections) et dans les cas graves, le grattage peut aboutir à une automutilation.

Les produits en vente n'agissent que quelques heures et les prix sont exorbitants ... peut-on parler d'exploitation pure et simple ? !!!

Quelles sont les nuisances occasionées par les insectes ?

  • ils s'attaquent aux parties sensibles telles que :
    • l'oeil
      Le cheval est irrité car les mouches se nourrissent des écoulements et cela entraîne un cercle vicieux, plus il y a d'écoulement, plus il y a de mouches.
    • les mamelles
    • l'intérieur des cuisses
    • le foureau
    • les oreilles

  • les piqûres occasionnées sont irritantes et douloureuses et peuvent entraîner une allergie .
  • un oedème peut apparaître après plusieurs piqûres

Il ne faut pas oublier que l'anémie infectieuse est transmise par les insectes piqueurs.

Quels sont ces insectes ?

Ce sont des diptères, ordre d'insectes ayant deux ailes et un organe de succion ou de piquage, comme les mouches ou les moustiques par exemple.

  • les taons (Tabanus spp.,Chrysops spp., Haematopota spp.)Taon
    Ils peuvent transmettrent diverses infections bactériennes et virales.
    Les tabanidés ont une piqûre très douloureuse et provoquent en général de volumineuses papules.
    Plusieures piqûres peuvent provoquer des oedèmes (infiltration de liquide séreux dans le tissu conjonctif).
    La quantité de sang prélevée et non négligeable pour un poulain.

  • les abeilles (Apis mellifera) et guêpes (Vespa vulgaris)
    Peuvent entraîner un urticaire, des plaques oedémateuses sur tout le corps et, s'il y a de nombreuses piqûres, un choc anaphylactique.

    Le cheval peut montrer des périodes d'excitation suivies d'une dépression. Les lèvres, les paupières peuvent enfler et être douloureuses et le cheval peut aussi avoir des signes de coliques. Dans les cas graves, l'administration d'épinéphrine peut sauver la vie du cheval. Dans la plupart des cas, les glucocorticoïdes ou les AINS sont suffisants.

  • les frelons (V. crabo), les bourdons (Bombus terrostris)
    Les piqûres occasionnent des manifestations allergiques.

  • les mouches

    Il existe plusieurs sortes de mouches qui peuvent importuner les chevaux.

    Certaines se nourrissent de sécrétions (Musca spp.) et d'autres piquent comme les Stomoxes (Stomoxis calcitrans) qui se nourrit de sang et de lymphe.
    Certains chevaux réagissent mal à leurs piqûres, et sont agités.

    Les mouches peuvent donc transmettre des infections occulaires (Musca spp.) ou contaminer des plaies.

    Haematobia spp. sont des petites mouches hématophages qui volent en groupe autour des chevaux.
    On rend cette mouche responsable de dermite ventrale.
    Cette dermite est souvent confondue avec l'allergie aux Culicoïdes.
    Pour remédier à ce problème, je tartine les mamelles, foureau et bas ventre de vaseline.
    Les mouches viennent s'y coler et n'ont pas le temps de piquer le cheval.

    Il faut savoir également que certaines mouches pondent directement au contact des paupières.
    Les larves colonisent ensuite les canaux lacrymaux et cela entraîne un larmoiement permanent.
    Elles se nourrissent à partir de zones humides, comme le coin de l'oeil, la commissure des lèvres, les organes génitaux etc...
    Chassées, elles passent d'un cheval à l'autre, peuvent également aller sur des crottins et revenir aux coins des yeux et ainsi de suite et entraîner une conjonctivite.

    Dans les régions du sud, elles peuvent servir de vecteur aux habrogèmes, présents sous forme de larves dans les crottins et entraîner l'habronémose cutanée.

    • Les mouches plates ou mouche araignée
      Elles engendrent des réactions parfois violentes de certains chevaux sensibles car elles s'agglutinent au niveau des mamelles, du fourreau, des cuisses et du périnée.
      De par leur forme, elles sont difficiles à écraser.

    • Les gastérophiles
      Ces mouches déposent sur les membres leurs oeufs que le cheval avale.
      Ensuite les larves de astrophilus spp. migrent dans la bouche et s'enfoncent dans la muqueuse.
      Quelques fois, la mort de larves provoque des ulcérations buccales.

    • Les stomoxes (Stomoxys calcitrans - Muscidés) ou mouche charbonneuse
      Elles peuvent être très agressives et elles ont un rôle pathogène car elles véhiculent des germes .

      Elles se tiennent en été au voisinage des écuries et nous piquent également en général aux chevilles.
      Ces mouches aiment les zones claires et ensoleilées et pondent dans le fumier.

    • Les Calliphoridés (mouches des genres Lucilia, Calliphora, Phormia, Crysomyia)
      Les larves de ces insectes occasionnent une parasitose appelée myiase.
      Elles affectionnent particulièrement les plaies, les pansements sales, les sarcoïdes nécrosés etc...



  • les moustiques (nématocères)
    On trouve surtout ces insectes dans les régions et endroits humides, près des plans d'eau.
    Les larves se développent dans l'eau.
    Leurs piqûres peuvent donner au cheval d'importantes démangeaisons et faire apparaître des papules qui fusionnent parfois en placards.
    Les moustiques peuvent véhiculer des agents pathogènes comme l'anémie infectieuse.
    Les solutions diluées d'amoniaque détruisent la toxine des moustiques.

  • les simulies (Simulium ornatum) et les Certatopogonidés (Culicoides pulicaris)
    Sorte de petits moucherons.
    Il en existe plusieurs espèces (environ 10 en Europe) et chacune d'elles a son lieu de prédilection pour piquer.

    Les plus fréquents sont :
    • Wilhelmia equina
    • Boophtora erythrocephala
    • Odagmia ornata

    Leur évolution larvaire se fait près des cours d'eau.
    On les rencontre dans de nombreuses régions (la plus touchée restant la Normandie), sauf à la montagne et au bord de mer.
    Ils sont actifs dès les beaux jours, c'est-à-dire à partir d'avril si le temps est clément, jusqu'aux environs de juin à octobre (suivant les régions et la clémence du temps).
    Normalement, leur période la plus active se situe en fin d'après-midi et en début de soirée, mais j'ai beaucoup plus observé ces insectes le matin, ils tournoyaient autour des oreilles et il m'est arrivée de rentrer les chevaux en catastrophe car certains paniquaient après de folles galopades furieuses ainsi que des roulades continuelles.

    Pour pouvoir pondre, la femelle à besoin d'un repas sanguin.

    Au moment de la piqûre, la femelle injecte une toxine.
    Les troubles des chevaux à l'injection de cette toxine sont fréquents au printemps car les chevaux ne sont pas encore immunisés contre celle-ci.

    Les piqûres en nombre peuvent provoquer des plaques d'hyperkératose (dermatose qui se traduit par une hypertrophie de la couche cornée de la peau), en forme de choufleur à l'intérieur des oreilles.
    C'est pourquoi en été, lorsque le cheval ne veut pas que l'on lui touche les oreilles, il faut penser à une attaque de simulies dans les oreilles.
    On peut (si le cheval se laisse faire), mettre le doigt le long de la paroi intérieure de l'oreille et gratter légérement pour retirer les croutes formées.
    On peut également mettre un peu de vaseline, mais avant, si le cheval le supporte, mettre au fond de son oreille un coton, car la vaseline au contact de la chaleur du corps va devenir liquide et couler dans le conduit auditif.
    Si les oreilles de votre cheval sont très atteintes, il faut prendre un pommade spéciale auriculaire aux corticoïdes.

    Il faut donc pour éviter cette irritation dans les oreilles, mettre un bonnet au cheval, c'est le meilleur moyen de le protéger.

    Quant aux Culicoïdesc'est «charmantes» petites bêtes sont donc particulièrement responsables de la dermite estivale de nos chevaux, mais bien d'autres espèces y contribuent également.

    Il faut savoir également qu'il peut exister une prédisposition héréditaire à l'allergie aux Culicoïdes, qui se manifeste le plus souvent vers l'âge de 2/3 ans et bien sur qui s'aggrave avec le temps.

    Les tests intracutanés démontrent que la plupart des chevaux atteints de dermatite estivale sont allergiques aux allergénes des espèces de culicoïdes.

    Une petite pommade simple à confectionner : un mélange de vaseline et de Lindane (mais n'est pas une molécule de choix). Chaque "ingrédient" se trouve en pharmacie.
    C'est également un répulsif efficace contre toutes les mouches.
    Il faut en mettre tous les deux jours. Comme c'est gras, attention aux chevaux à liste, ladre...(coups de soleil).

  • les larves des mouches Hypoderma ( varrons)

  • les aoûtats (Trombididés)
    Ce sont des larves d'acarien qui vivent dans l'herbe et qui montent par les membres jusqu'aux oreilles.
    Les piqûres provoquent des démangeaisons, des irritations importantes et créent des lésions cutanées (trombiculose) le plus souvent à la tête et aux membres.

Que connaissons-nous, comme petits "trucs", pour diminuer la nuisance de ces insectes ?

  • Pour bien faire, il faudrait que les chevaux puissent disposer dans leur pâture d'un abri (sombre avec un plafond bas, pour garder le frais) afin qu'ils puissent s'y réfugier. Mais il faut l'entretenir correctement (comme un box) car, l'été, les crottins attirent les mouches ...
  • Il serait préférable de laisser sa crinière au cheval pendant la saison chaude, la beauté passera après.
  • "Le top" serait de rentrer les chevaux pendant les journées chaudes et de les sortir la nuit, car les infestations sont bien limitées, mais pas supprimées totalement.
  • On peut aussi mettre des bonnets aux chevaux pour limiter les lésions aux yeux.
    Il en existe plusieurs sortes: avec moustiquaire sur les yeux, et, le plus simple, juste le bonnet à frange.

Et les produits ???

  • Attention à l'Emouchine !
    Certains chevaux font des allergies, ou perdent leur poil à l'endroit de l'application.
    Pour éviter cela on peut la diluer légèrement avec de l'huile camphré ou autre.

  • Il existe aussi l'Ectocrine.
    Il faut en mettre sur une partie du dos, mais surtout pas à l'endroit de la selle si le cheval est monté régulièrement.

    ATTENTION, beaucoup de chevaux font des allergies .

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