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les tares

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On appelle "tares" toute déformation permanente observée sur un cheval. En fait les tares correspondent à des lésions chroniques subsistant après diverses maladies ou accidents. Certaines sont bénignes, juste inesthétiques (cicatrices disgracieuses, séquelles de plaies accidentelles, n'entraînant aucune anomalies fonctionnelle). D'autres, en revanche témoigne, d'une lésion grave, responsable d'une incapacité fonctionnelle. Il n'existe généralement aucune corrélation entre l'importance de la tare, son volume, son ampleur, son aspect, et la gravité du trouble qu'elle provoque. Néanmoins, la présence d'une tare doit toujours inciter à la prudence, lors de l'acquisition d'un cheval et entraîner l'expertise d'un spécialiste. De même, l'apparition d'une tare sur un cheval, durant sa carrière, indique toujours la présence d'un processus pathologique, dont on doit diagnostiquer la nature et évaluer la gravité. Il est possible de distinguer 4 types de tares chez le cheval : les cicatrices, les tares molles, les hygromas, les tares dures.

Les cicatrices subsistent après la guérison de plaies accidentelles ou chirurgicales. Elles peuvent, parfois, entraîner des séquelles fonctionnelles (boiterie), lorsqu'elles compriment les nerfs ou contractent des adhérences avec les tissus profonds, en particulier en regard des articulations. Le plus souvent elles ne sont que les témoins indélébiles du passé pathologique de l'animal. Il y a donc lieu de bien savoir reconnaître celles qui sont les marques de traitement chirurgical, comme la cautérisation, ou feu, qui a pour objectif de traiter une affection de l'appareil locomoteur. L'application d'un feu sur la région du tendon, laissant, en général de petites cicatrices parallèles, est, par exemple, significative d'un accident tendineux dans le passé du cheval et indique donc qu'il y a là une faiblesse chez le sujet.

Les tares molles sont des dilatation des synoviales articulaires ou tendineuses. On les appelles molettes lorsqu'elles siègent sur le boulet, ou en dessous dans le creux du paturon, vessigons lorsqu'elles sont situées sur le genou, le jarret ou le grasset. Dans le cas des mollettes et des vessigons affectant des synoviales articulaires, il est possible de faire refluer le liquide synovial d'un cul-de-sac articulaire vers un autre. Ces tares attestent toujours d'une certaine usure de l'articulation atteinte à la suite soit d'une maladie soit d'un surmenage. Les molettes ou vessigons affectant des synoviales tendineuses sont étroitement localisés et ne communiquent pas avec une cavités articulaire. Leur signification pathologique varie selon leur siège. Par exemple, la molette du creux du paturon, observée lors de la maladie naviculaire, est fâcheuse, alors que le vessigons tarsien, qui siège en arrière du jarret, est généralement très bénin, malgré son aspect impressionnant du fait de son très fort volume.

Les hygromas sont des réactions complexes, parfois classées parmi les tares molles ; elles se forment sur des reliefs osseux à partir d'une réaction inflammatoire siégeant dans les bourses séreuses. On trouve parfois un hygroma de la pointe du coude (éponge) chez les chevaux qui se couchent en vache, à la suite de pressions répétées de la partie postérieure du fer sur la pointe du coude. Disgracieuse, mais bénigne, l'éponge nécessite l'application d'une ferrure spéciale. Chez les sauteurs qui heurtent les barres des obstacles, l'hygroma de la face antérieure du genou peut entraîner des difficultés lors de l'extension du membre et gêner les grandes allures. L'hygroma de la face antérieure du boulet, fréquent chez le cheval impatient qui tape dans son râtelier en attendant la distribution de nourriture, est ordinairement sans conséquence fonctionnelle fâcheuse. Le capelet, hygroma qui siège sur la pointe du jarret au-dessus du calcanéum, peut être observé chez les chevaux qui ruent. Il doit être interprété comme l'indice d'un défaut caractériel, sauf pour les trotteurs chez lesquels il peut être provoqué par des heurts dans le sulky. Comme il peut gêner le coulissement des fléchisseurs du doigt, il est considéré comme une tâche fâcheuse.

Les tares dures sont des lésions qui forment à partir du tissu osseux, généralement au voisinage des articulations ou sur les insertions des ligaments. Au niveau des phalanges du membre antérieur, on les dénomme formes ; elles siègent sur le paturon, en regard de l'articulation, entre la 1ère et la 2nd phalange, ou, en arrière, sur les cartilages complémentaires du pied. Elles provoquent très souvent des boiteries. Sur le canon du membre antérieur, les tares dures sont appelés suros. Les suros qui se forment au niveau de l'union du métacarpien principal et d'un métacarpien rudimentaire témoignent d'une lésion provoquée par le travail. Une fois leur évolution inflammatoire achevée, les suros n'entraînent généralement aucune séquelle de boiterie, sauf s'il y a formation d'un lésion qui comprime le suspenseur du boulet. Les osselets du genou sont des petites tares dures dont l'évolution est associée, le plus souvent, à celle des suros intermétacarpiens, Très rares sur le doigt du membre postérieur, les tares dures sont, en revanche, fréquentes au niveau du jarret. La plus courante est l'éparvin, qui siège à la face antéro-interne du jarret. Au dessus de l'éparvin apparaît parfois la courbe. Le jardon est une déformation dure de la face postéro-externe du jarret, que l'on observe rarement sur les chevaux de sport. La jarde déforme la région postérieure du jarret, située sous le calcanéum.

L'interprétation pronostique de ces lésions relève du spécialiste, car, il n'existe aucune corrélation entre l'ampleur de la tare dure observée sur le jarret et le handicap fonctionnel qui en résulte.


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