C'est une dermatose prurigineuse et saisonnière, dorsale ou ventrale, causée par une réaction d'hypersensibilité de type I aux piqûre massives de moustiques, de mouches, moucherons (culicoïdes), un sarcopte (acarien parasite "agent de la gale ") surtout sur les chevaux à peau fine.
Les parties du cheval les plus touchées sont la crinière, la queue, le garrot.
Les lésions occasionnées sont des nodules , parfois couverts d'une croûte fine.
Il faut savoir que le cheval peut faire une allergie qui entraîne alors une dermatose estivale recidivante et que cette affection peut également être conjuguée avec l'onchocercose .
Les simulies (Simulium ornatum) et les Certatopogonidés (Culicoides pulicaris)
Ce sont eux qui sont le plus souvent responsables. Les tests intracutanés démontrent que la plupart des chevaux atteints de dermatite estivale sont allergiques aux allergénes des espèces de culicoïdes.
En régle générale, les fréquentes zones de piqûres se situent à la crinière, le bas des membres, la croupe et la base de la queue.
La mouche araignée ou mouche plate
Elle est tenace est difficile à écarter. Elle affectionne les endroits sensibles comme l'anus, le périné, la face interne des cuisses ...
Pour éviter que les chevaux ne se fassent trop piquer, je leur badigeonne le bas du ventre (fourreau, mamelles) avec de la vaseline. Les moucherons y resteront collés.
Le stomoxe (mouche de bétail)
Elle entraîne la dermite serpigineuse.
Très répandue, elle harcèle les chevaux par les temps orageux.
Sa piqûre peut inoculer les oeufs d'un parasite de l'estomac: les gastérophiles .
Le taon
Comme le moustique, seule la femelle pique pour se nourrir de sang.
La piqûre est douloureuse et la quantité de sang prélevée à chaque fois n'est pas négligeable pour un poulain.
Il peut inoculer le virus de l'anémie infectieuse, tout comme le moustique.
Le moustique
La femelle pique la nuit et, au niveau de chaque piqûre, peut se développer une zone d'oedème prurigineuse.
Guèpe, abeille, frelon
Leurs piqûres sont rares mais ressenties fortement chez le cheval.
La répétition de ces piqûres peut entraîner des troubles généraux et une crise d'urticaire .
Il peut y avoir également des répercussions cardiaques.
les chenilles processionnaires
Par leur poils urticants, elles causent de véritables brûlures au cheval.
Dans l'est de la France, on les trouve sur les sapins et, dans le midi, sur les pins.
Ils apparaissent au printemps, s'aggravent en été et commencent à disparaître avec l'arrivée de l'automne.
L'année
suivante, dans la plupart des cas, les lésions sont de plus en plus
graves et peuvent même devenir permanentes chez certains chevaux.
Les lésions commencent par des démangeaisons.
Le cheval se gratte et les zones atteintes sont la région dorsale, la crinière et la queue.
Les poils sont hérissés et la peau montre une inflammation, un prurit, des suintements qui peuvent entraîner une surinfection.
Le cheval, à force de se gratter, peut se blesser.
Le grattage de la queue peut être dû à des acariens et pas spécialement à des vers.
Mais ces symptômes peuvent être confondus avec une dermatophilose, des teignes , des gales et une infestation de poux (phtiriose).
Il faut savoir également qu'il peut exister une prédisposition héréditaire à l'allergie aux Culicoïdes, qui se manifeste le plus souvent vers l'âge de 2/3 ans et bien sur qui s'aggrave avec le temps.
Le
diagnostic est difficile à établir car il est basé sur les signes
cliniques. Il est donc nécessaire de pratiquer des biopsies cutanées,
des tests intradermiques, afin de mettre en évidence la réaction
d'hypersensibilité du cheval.
Il est également possible d'utiliser
des produits insecticides pour chiens, mais il faut avoir recours à
ceux qui ont une action répulsive ou qui tuent avant que l'insecte n'ai
piqué. Le Lindane n'est pas la molécule de choix.
Il faut surtout "jouer" sur la prévention:
On
peut essayer de faire quelques mélanges soi-même avec de l'huile
camphrée et de l'essence de citronnelle par exemple (attention aux
dilutions des essences, bien les diluer, sinon, il peut y avoir des
problèmes allergiques également).
Le benzoate de benzyle a une bonne efficacité.
Le Fenvalérate et Perméthrine sont révulsifs et des insecticides également.
Personnellement, j'utilise : Stomoxine (P.a. perméthrine)
Malheureusement, les traitements ne permettent pas de guérir le cheval. Ils n'apportent qu'une amélioration des lésions.
Les surinfections nécessitent des soins locaux avec des antibiotiques et antiseptiques, mais attention à l'emploi irraisonné de corticoïdes, mieux vaut faire un suivi médical avec un vétérinaire.
On peut essayer un traitement homéopathique :
ledum :12 D 1 cc (V.O.) matin et soir
sulfur :30 D 10 gouttes tous les 3/4 jours
acidum fluoricum :10 gouttes tous les 3/4 jours
Les insectes responsables
Tous les ans, à la période estivale, les mouches sont de retour, plus méchantes (nous trouvons) d'année en année, piquent et sucent nos chevaux de tous côtés.
Les affections cutanées d'origine parasitaire sont caractérisées par un prurit (c'est un symptôme qui amène le cheval à gratter les zones affectées, d'où des lésions cutanées, porte d'entrée d'infections) et dans les cas graves, le grattage peut aboutir à une automutilation.
Les produits en vente n'agissent que quelques heures et les prix sont exorbitants ... peut-on parler d'exploitation pure et simple ? !!!
Quelles sont les nuisances occasionées par les insectes ?
Il ne faut pas oublier que l'anémie infectieuse est transmise par les insectes piqueurs.
Quels sont ces insectes ?
Ce sont des diptères, ordre d'insectes ayant deux ailes et un organe de succion ou de piquage, comme les mouches ou les moustiques par exemple.
Le cheval peut montrer des périodes d'excitation suivies d'une dépression. Les lèvres, les paupières peuvent enfler et être douloureuses et le cheval peut aussi avoir des signes de coliques. Dans les cas graves, l'administration d'épinéphrine peut sauver la vie du cheval. Dans la plupart des cas, les glucocorticoïdes ou les AINS sont suffisants.
Il existe plusieurs sortes de mouches qui peuvent importuner les chevaux.
Certaines se nourrissent de sécrétions (Musca spp.) et d'autres piquent comme les Stomoxes (Stomoxis calcitrans) qui se nourrit de sang et de lymphe.Les mouches peuvent donc transmettre des infections occulaires (Musca spp.) ou contaminer des plaies.
Haematobia spp. sont des petites mouches hématophages qui volent en groupe autour des chevaux.
On rend cette mouche responsable de dermite ventrale.
Cette dermite est souvent confondue avec l'allergie aux Culicoïdes.
Pour remédier à ce problème, je tartine les mamelles, foureau et bas ventre de vaseline.
Les mouches viennent s'y coler et n'ont pas le temps de piquer le cheval.
Il faut savoir également que certaines mouches pondent directement au contact des paupières.
Les larves colonisent ensuite les canaux lacrymaux et cela entraîne un larmoiement permanent.
Elles se nourrissent à partir de zones humides, comme le coin de l'oeil, la commissure des lèvres, les organes génitaux etc...
Chassées,
elles passent d'un cheval à l'autre, peuvent également aller sur des
crottins et revenir aux coins des yeux et ainsi de suite et entraîner
une conjonctivite.
Dans les régions du sud, elles peuvent
servir de vecteur aux habrogèmes, présents sous forme de larves dans
les crottins et entraîner l'habronémose cutanée.

Les Calliphoridés (mouches des genres Lucilia, Calliphora, Phormia, Crysomyia)
Pour pouvoir pondre, la femelle à besoin d'un repas sanguin.
Au moment de la piqûre, la femelle injecte une toxine.
Les troubles des chevaux à l'injection de cette toxine sont fréquents
au printemps car les chevaux ne sont pas encore immunisés contre
celle-ci.
Les piqûres en nombre peuvent provoquer des plaques
d'hyperkératose (dermatose qui se traduit par une hypertrophie de la
couche cornée de la peau), en forme de choufleur à l'intérieur des
oreilles.
C'est pourquoi en été, lorsque le cheval ne veut pas que
l'on lui touche les oreilles, il faut penser à une attaque de simulies
dans les oreilles.
On peut (si le cheval se laisse faire), mettre
le doigt le long de la paroi intérieure de l'oreille et gratter
légérement pour retirer les croutes formées.
On peut également
mettre un peu de vaseline, mais avant, si le cheval le supporte, mettre
au fond de son oreille un coton, car la vaseline au contact de la
chaleur du corps va devenir liquide et couler dans le conduit auditif.
Si les oreilles de votre cheval sont très atteintes, il faut prendre un pommade spéciale auriculaire aux corticoïdes.
Il faut donc pour éviter cette irritation dans les oreilles, mettre un bonnet au cheval, c'est le meilleur moyen de le protéger.
Quant aux Culicoïdesc'est «charmantes» petites bêtes sont donc particulièrement responsables de la dermite estivale de nos chevaux, mais bien d'autres espèces y contribuent également.
Il faut savoir également qu'il peut exister une prédisposition héréditaire à l'allergie aux Culicoïdes, qui se manifeste le plus souvent vers l'âge de 2/3 ans et bien sur qui s'aggrave avec le temps.
Les tests intracutanés démontrent que la plupart des chevaux atteints de dermatite estivale sont allergiques aux allergénes des espèces de culicoïdes.
Une
petite pommade simple à confectionner : un mélange de vaseline et de
Lindane (mais n'est pas une molécule de choix). Chaque "ingrédient" se
trouve en pharmacie.
C'est également un répulsif efficace contre toutes les mouches.
Il faut en mettre tous les deux jours. Comme c'est gras, attention aux chevaux à liste, ladre...(coups de soleil).
Que connaissons-nous, comme petits "trucs", pour diminuer la nuisance de ces insectes ?

Et les produits ???
ATTENTION, beaucoup de chevaux font des allergies .
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